Kit de déstigmatisation de la psychiatrie

Les clichés de la folie

Sous la direction de Maud Piontek, responsable du service communication et culture, l'EPSM a édité un guide "Les clichés de la folie", disponible sur simple demande. Il a pour objectif de donner quelques réponses aux clichés les plus courants sur la psychiatrie :

  • "Les fous sont des personnes dangereuses"
  • "La psychiatrie c'est l'asile"
  • "La folie, c'est le schizo"
  • "La camisole de force existe toujours"
  • "On enferme les gens à l'HP"
  • "En psy, on vous soigne avec des électrochocs"
  • "Les traitements font des zombies"
  • "La psy publique prend mal en charge les enfants autistes"
  • "Les fous ont un entonnoirs sur la tête"
  • "Il faut 6 mois pour obtenir un rendez-vous en CMP"
  • "La folie, un cliché"

Alter ego - Des contenus à partager

Alter ego est le nom du magazine papier de l'EPSM de l'agglomération lilloise dont vous retrouverez les contenus régulièrement actualisés en ligne ici. C'est également à partir d'octobre 2018 un webzine @lterego qui se partage sur les réseaux sociaux, avec des articles au plus proche de l'actualité, et une ligne éditoriale en faveur :

  • d'une information claire et précise sur la santé mentale, au plus proche des usagers et des professionnels de santé
  • d'une valorisation des activités dans le domaine de la psychiatrie (offre de soins, événements, recherche, organisation institutionnelle, carrière professionnelle...)
  • d'une dé-stigmatisation de la psychiatrie.

Communiqués et articles de presse

Les communiqués et articles de presse sont régulièrement actualisés dans le webzine @lterego dont vous retrouverez les contenus ici.

Vous pouvez retrouver les derniers articles de presse dans la Revue de presse.

Pour toute demande relative à un reportage ou à un article, vous pouvez contacter Maud Piontek, responsable de la communication et de la culture - Tél : 03 28 38 61 17 - maud.piontek@epsm-al.fr

A l'attention des journalistes et médias

L'EPSM de l'agglomération lilloise développe une politique de communication volontariste en direction des médias, tout en préservant les impératifs particuliers liés à la santé (secret médical, respect des usagers et des professionnels) ou à la vie privée (droits à l'image). Cette politique se traduit par :

  • une réponse aux demandes de reportage des journalistes avec mise en relation avec les équipes et structures concernées
  • la mise à disposition des informations liées aux soins afin de faciliter leur compréhension, notamment concernant les contenus scientifiques
  • la contribution de l'EPSM aux conseils locaux de santé mentale de ses secteurs, au CHREPSY, à la F2RSM, au réseau Ascodocpsy.

Cette collaboration de longue date a pour fin de briser le rapport stigmatisant entre le grand public et les personnes souffrant de troubles psychiques. Les reportages sont soumis aux règles dictées par des textes de lois et les règles de déontologie des professionnels de santé.

Pour toute demande relative à un reportage ou à un article, vous pouvez contacter Maud Piontek, responsable de la communication et de la culture - Tél : 03 28 38 61 17 - maud.piontek@epsm-al.fr

En dehors des heures ouvrables, la nuit et le week-end, vous pouvez contacter le standard du Site de Saint-André lez Lille au 03 20 63 76 00 qui, selon le sujet, pourra vous mettre en contact avec le directeur de garde.

Les équipes de l'EPSM pour vous accompagner dans la prévention et la déstigmatisation

Les équipes de l'EPSM contribuent régulièrement à des journées, colloques, conférences, expositions, afin de favoriser les échanges autour de la psychiatrie. Elles participent également aux Conseils locaux de santé mentale de l'agglomération roubaisienne et de Lille.

Ces Conseils locaux ont, dans leurs missions, de faciliter les articulations entre les secteurs de psychiatrie et leurs différents partenaires des communes. Ils organisent régulièrement des journées de restitution de leurs travaux, et contribuent chaque années aux Semaines d'Informations sur la Santé Mentale (SISM).

Des mots en quête de sens

Les médias et le grand public, s'influençant l'un et l'autre, utilisent parfois une terminologie psychiatrique dans un sens très négatif. Voici quelques exemples d'utilisations impropres de la terminologie médicale :

  • "Un cas surprenant de schizophrénie politique" : la schizophrénie, désignant une souffrance psychique, évoque ici la dualité négative et perverse d'une politique ou d'une personnalité politique, qui ne relève pas d'un diagnostic médical ;
  • "Cet enfant est dans sa bulle, il est autiste" : le terme "autiste", désignant un trouble envahissant du développement, est fréquemment utilisé de manière négative pour relever un trouble communicationnel qui n'est pas un diagnostic médical ;
  • "Après les attaques en série qui ont coûté la vie à 129 personnes à Paris, peur et traumatisme s'emparent de l'opinion : c'est la psychose généralisée." : la psychose, désignant une souffrance psychique, est ici associée à un attentat, à la peur et à un traumatisme ; 

Ces usages impropres conduisent à un glissement du sens médical de la terminologie psychiatrique, et à une stigmatisation forte des personnes souffrant de troubles psychiques. 

Des termes relevant de pratiques anciennes sont également toujours utilisés :

  • "Le contrevenant s'est fait interner à l'hôpital psychiatrique" ou "a été enfermé à l'hôpital psychiatrique" : le glissement de langage porte sur "l'internement" pour désigner une hospitalisation ;

Enfin, il est important aussi de dissocier la personne de sa maladie, en utilisant des termes appropriés : "cette personne souffre de schizophrénie" et non "ce schizophrène" ; "cette personne souffre d'un épisode dépressif" et non "ce dépressif". En effet, lorsqu'une personne souffre d'un rhume on ne dit pas : "il est rhume"... Ces raccourcis finissent malheureusement par ôter à la personne ses attributs subjectifs propres, qui ne se voit qualifiée que par la maladie.

 

Deux guides sur ces dérives de langage :

Le guide "Santé mentale et médias" à télécharger ici, fruit d'un groupe de travail de différentes associations actives dans le domaine de la santé mentale en Belgique.

Le programme Papageno

Papageno est un programme français ayant pour but de produire et diffuser des solutions innovantes pour tous ceux qui souhaitent s'engager dans la prévention de la contagion suicidaire, la promotion de l'entraide et l'accès aux soins.

Il est soutenu par la Direction Générale de la Santé du Ministère des solidarités et de la santé et  repose sur un partenariat tripartite entre le Groupement d’Études et de Prévention du Suicide (GEPS) , la Fédération Régionale de Recherche en Psychiatrie et Santé Mentale (F2RSM Psy) Hauts-de-France à laquelle notre établissement adhère depuis ses débuts, et l’Association Lilloise de l’Internat et du Post-Internat en Psychiatrie (ALI2P) . Il bénéficie du soutien de l’Association Française Fédérative des Etudiants en Psychiatrie (AFFEP) .

Témoignages

Pour comprendre les souffrances psychiques et leur complexité, quelques ouvrages de personnes qui font part de leur expérience de la maladie seront prochainement réunis ici, en lien avec une recherche bibliographique menée par notre Centre de documentation membre du réseau documentaire Ascodocpsy.

N'hésitez pas à nous en conseiller également via le Service communication et culture.