"Aux berges du Sartel", un dispositif novateur à Roubaix - Revue de presse - AE #29

Un résident-usager nous accueille chez lui en avril dernier, et nous fait visiter son studio en nous racontant timidement son histoire : « Avant, je vivais dans un logement insalubre, c’était dur pour moi. Il n’y avait que l’équipe du CMP qui venait me voir, et aujourd’hui, c’est grâce aux infirmiers que je suis là. Je peux me soigner, faire des activités. J’ai beaucoup de mal, mais la jardinière là, c’est moi qui ai mis les fleurs, et j’espère bien réussir à faire un peu de jardin… C’est tout neuf ici. ». Ce monsieur fait partie des 24 personnes précarisées en situation de fragilité psychique, avec de faibles ressources (en dessous des plafonds du Prêt locatif aidé d’intégration), qui vont pouvoir vivre de manière autonome dans la résidence « Aux Berges du Sartel ».

« Ce projet extrêmement innovant a été imaginé avec Aréli, la Ville de Roubaix, et bien sûr l’EPSM et ses secteurs roubaisiens » explique le Docteur Marc Debrock, médecin porteur du projet après le Docteur Alexandre parti à la retraite. La cogestion se traduit, concrètement, de la manière suivante : Aréli est garant du bon fonctionnement et de la vie collective dans la résidence, tandis que l’EPSM est responsable de l’organisation des soins au domicile individuel des personnes et des ateliers thérapeutiques. C’est également l’EPSM qui oriente les usagers vers la structure. « Un point de situation quotidien est fait entre les équipes de l’EPSM et moi » témoigne la responsable de la résidence accueil, Delphine Quéva,
« Ici les résidents bénéficient d’un environnement rassurant et convivial ». « C’est une nouvelle offre d’Aréli » explique Bertrand Declémy, Directeur général d’Areli, qui se positionne comme expert du logement accompagné : « c’est une expérience pertinente, utile, économique et intelligente, qui casse la spirale de la dégringolade. Nous partageons les mêmes valeurs d’accueil de soins des personnes les plus précaires ». Longue vie à la résidence roubaisienne !

[Article extrait du magazine Alter ego n°29]

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