Histoire de l'EPSM de l'agglomération lilloise

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Historique

1960
Le centre social, appelé aussi "centre culturel", s'articule autour d'un "bar central"

 

Sous l’impulsion de quelques médecins et administratifs, s’élabore progressivement dans notre pays, dans les années 50, une nouvelle stratégie de «lutte contre les maladies mentales». Celle-ci est officialisée par la circulaire du 15 Mars 1960 qui vise à organiser les soins, par «secteur» géographique de 70.000 habitants, dans un souci de pluridisciplinarité, de continuité et de proximité.

 

 

Cette politique se met alors, petit à petit, en place en France. Mais à l’exception de quelques expériences pilotes, il faut attendre plus de dix ans pour qu’elle se généralise sur l’ensemble du territoire.

Les Frères ne peuvent impulser à distance «les pratiques de secteur» qui doivent s’inscrire sur le terrain. Celles-ci se résument en fait aux consultations assurées par les médecins de l’établissement dans les Dispensaires d’Hygiène Mentale ouverts dans le Pas de Calais, par la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale (qui alors a la charge de « l’extra-hospitalier »). Ils ne perçoivent pas d’emblée, l’intérêt de cette nouvelle politique de soins qui veut «rompre avec l’asile», qui impose, de plus, la mixité, tant pour les malades accueillis que pour le personnel qui s’occupe d’eux.

Mais surtout, leur nombre décroît dans l’ensemble de leurs établissements, du fait de la diminution générale des vocations. Alors qu’ils sont encore une cinquantaine de religieux au lendemain de la seconde guerre mondiale, ils ne sont plus, en effet, que la moitié, fin 1960. Le nombre des laïcs, par contre, passe de près de trois cents à presque le double, au cours de cette même période. Ce déséquilibre est la source de conflits répétés entre les uns et les autres. Peu nombreux, les religieux occupent pourtant, jusqu’ en 1970, les postes clefs de directeur, d’économe et de surveillants chefs des services médicaux. Mais ils sont de plus en plus confrontés à la professionnalisation et à la syndicalisation grandissantes du personnel auquel ils ont dû concéder en 1965 la création du Comité d’Entreprise prévu pourtant par la loi depuis 20 ans.

Ces différentes raisons conduisent finalement l’ordre des Frères Saint Jean de Dieu à décider de quitter le 31 Décembre 1971, l’établissement qu’ils avaient créé 146 ans plus tôt.

 

Journée du patrimoine